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Activity Forums Général HISTOIRE DU QUÉBEC DES ANNÉES 1600,1700 Répondre à : HISTOIRE DU QUÉBEC DES ANNÉES 1600,1700

Biff
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Aussi, n’est-il pas étonnant de constater que les agents recruteurs réclament des hommes dont la colonie a un réel besoin. Ils doivent être seuls, ni

trop riches, ni trop pauvres; capables de manier

sans contrainte la hache et la charrue.

Pierre Boucher conseille aux riches d’atten-

dre avant de s’embarquer pour le Nouveau-

Monde. Il écrit en 1664 :

« Ce pays-ci n’est pas encore propre pour les

personnes de condition qui sont extrêmement

riches, parce qu’ils (sic) n’y rencontreraient

pas toutes les douceurs qu’ils ont en France. Il

faut attendre qu’il soit plus habité, à moins que

ce ne fussent des personnes qui voulussent se

retirer du monde pour mener une vie plus

douce et plus tranquille, hors de l’embarras;

ou quelqu’un qui eût envie de s’immortaliser

par la bâtisse de quelques villes ou autres

choses considérables dans ce nouveau monde. »

Si les riches ne sont p~ assurés d’un avenir

brillant dans une Nouvelle-France en voie de se

former, les pauvres auront peut-être plus de

chance s’ils sont travaillants et s’ils acceptent de se

séparer de leur femme et de leurs enfants pour

L’immigrant idéal

À ses débuts, la Nouvelle-France eut de la peine à absorber toutes les classes d’immigrants. À l’automne de 1621, Samuel de Champlain doit renvoyer en France deux familles qui « depuis deux ans,écrit-il, n’avaient pas déserté deux vergées de terre, ne faisant que se donner du bon temps à chasser, pêcher, dormir et s’enivrer avec ceux qui leur en donnaient le moyen. ( … ) C’est pourquoi je les renvoyai comme gens de néant, qui dépensaient plus qu’ils ne valaient.

Aussi, n’est-il pas étonnant de constater que les agents recruteurs réclament des hommes dont la colonie a un réel besoin. Ils doivent être seuls, ni trop riches, ni trop pauvres; capables de manier sans contrainte la hache et la charrue.

Pierre Boucher conseille aux riches d’attendre avant de s’embarquer pour le Nouveau-

Monde. Il écrit en 1664 :

« Ce pays-ci n’est pas encore propre pour les personnes de condition qui sont

extrêmement riches, parce qu’ils (sic) n’y rencontreraient pas toutes les douceurs qu’ils ont en France. Ilfaut attendre qu’il soit plus habité, à moins que ce ne fussent des personnes qui voulussent se retirer du monde pour mener une vie plus douce et plus tranquille, hors de l’embarras; ou quelqu’un qui eût envie de s’immortaliser par la bâtisse de quelques villes ou autres choses considérables dans ce nouveau monde. »

Si les riches ne sont pas assurés d’un avenir brillant dans une Nouvelle-France en voie de se

former, les pauvres auront peut-être plus de chance s’ils sont travaillants et s’ils acceptent de se séparer de leur femme et de leurs enfants pour quelques temps.

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